Boulevard du boulevard du boulevard (27 & 28 mars 2009)
de Daniel Mesguich

« Une femme croit que son mari la trompe alors qu’il est le meilleur ami de l’amant de sa femme qui n’est d’ailleurs pas son amant puisqu’elle a toujours refusé ses avances. Et puis il y a Achille Talon qui s’en vient, mine de rien, et tombe entre les mains d’un couple de sadiques plus vrais que nature, et un comédien qui s’interroge sur son personnage. Et on n’oubliera pas les frasques de Nestor, le majordome, en prise avec son autre ou celles de Pavlov, le chien, des poules ou de l’âne qui n’en fait qu’à sa tête. »
Vous avez compris ? Non ? Rassurez-vous, ce n’est pas l’essentiel. Ce qu’il faut savoir, c’est que vous allez rire voire pleurer de rire pendant la soirée.
Boulevard du boulevard du boulevard (BDBDB), c’est un enchevêtrement d’amants trompés, une cacophonie de situations cocasses, soutenu par un texte drôle et sans prise de tête.
Difficile de résumer la pièce ou d’en révéler l’intrigue car BDBDB est une grosse farce pleine d’humour et de fantaisie, à la Feydeau (on y retrouve d’ailleurs des personnages sortis d’œuvres telles que : Le dindon, Le système Ribadier), à la Labiche ou à la Courteline, mais également une œuvre influencée par les Marx, les Monthy Python, Mel Brooks et autres grands de notre époque.
BDBDB, c’est une parodie de théâtre au second degré. Il nous montre le théâtre tel qu’il est, avec des personnages qui sont des personnages, ou qui n’en sont plus, ou qui changent d’apparence en gardant le même nom !
En résumé, BDBDB est une exaltation de la liberté de l’art et du théâtre.